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In Your Flesh
Depuis l'été 2014, l'Apocalypse règne sur le territoire américain. Dans la région de Détroit, les survivants s'organisent seuls depuis des mois pour sauver leurs vies et résister aux rôdeurs. Quand, après trois ans sans nouvelles du gouvernement, l'armée revient à Détroit, un nouvel espoir semble possible pour les survivants. Mais à quel prix ?
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Intrigue #5 : What lies ahead
New rulers, new rules

L'armée entre à Fort Hope et réunie toute la population dans le camp pour les protéger. Un immense recensement est organisé.

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 [SECRET] Will Burbank
In Your Flesh :: I was doing just fine before I met you :: Fiches de présentation

Rainbow D.Ashe
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MessageSujet: [SECRET] Will Burbank   Ven 27 Oct - 0:52
William "Will" Burbank01/08/19.. (28 ans) Ingénieur du nucléaire Célibataire Bisexuel Lonesome Cow-boy ft. Matthew Daddario
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Informations générales

Caractère
Indépendant, sûr de lui, déterminé, attentionné
Sarcastique, lunatique, arrogant, sur la défensive, difficile d'approche
Anecdotes
ANECDOTES ICI - Au moins trois, rédigés par des phrases
Particularités physiques
PARTICULARITES PHYSIQUES ICI - Merci de faire des phrases !

Compétences




  • Première compétence ici
  • Deuxième compétence ici
  • Troisième compétence ici
  • Quatrième compétence ici
  • Cinquième compétence ici


Inventaire


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Arme : Arbalète + 10 carreaux
Objets utiles : Sac de couchage, 1 paire de gants en cuir épais, OBJET
Objets rares : OBJET, OBJET
Véhicule : Aucun
Possessions personnelles : ECRIRE ICI

Histoire

On venait d'atteindre l'heure où le soleil était si bas dans le ciel qu'il dessinait des ombres longilignes sur le sol, aux talons des courageux osant sortir, l'heure où l'on pouvait se cacher au détour d'une rue et tomber sur le premier passant sans avoir peur qu'il nous voit arriver. Personne n'aurait su dire avec précision de quel jour il s'agissait, de quel mois, de quelle année, il faisait seulement assez chaud et assez sombre pour qu'on puisse parler sans se tromper d'une soirée d'été. Les choses étaient comme ça, maintenant : le temps se déroulait, lancinant, dans un genre de flou artistique dont on parvenait à peine à suivre le cours et ça ne dérangeait personne.

Au milieu de la ville de Détroit, à l'angle de Moroe Avenue et de St Antoine Street, l'immense église Old St Mary venait percer la morosité des buildings grisonnants avec ses briques rouges et ses tours d'une autre époque. Dénotant complètement avec ce style improbable, malgré les briques rouges semblables, le trottoir d'en face accueillait un bâtiment plus carré, surmonté d'une immense tour qui surplombait tout le quartier. Les nombreuses fenêtres recouvrant les façades avaient toutes fini par être brisées, sans qu'on ne sache dire vraiment comment. Un détail que nombre de gens auraient probablement déploré, mais qui faisait le bonheur de la silhouette sombre qui gravissait la façade avec aisance, sans regarder en arrière, sans regarder en bas.

Son ascension ne s'arrêta que lorsqu'elle parvint à poser le pied sur le toit plat au sommet. Alors, seulement, la silhouette fine se redressa de toute sa hauteur et l'une de ses mains gantées se permit de faire tomber la capuche qui couvrait son visage, révélant au jour déclinant le visage émacié d'un homme, plus ou moins jeune, les joues couvertes d'un début de barbe laissé à l'abandon. Son regard noir balaya la surface du toit, jusqu'à se poser sur un petit attroupement de silhouettes plus décharnées encore que la sienne, toutes tournées vers une porte d'accès qu'il aurait été plus simple d'utiliser pour arriver jusque là. Impassible, l'homme replaça l’arbalète qui pendait à son épaule, arma un carreau et tira dans le crâne d'une première victime. Les autres ne semblèrent même pas remarquer la mort soudaine de leur camarade, continuant inlassablement de se cogner contre la porte fermée. Rapidement, les autres suivirent le chemin du premier mort, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un petit tas de cadavres pourrissants au pied de l'issue, tous traversés d'un carreau en plein milieu de la tête. Un reniflement dédaigneux vint remplacer les grognements qui venaient de s'éteindre et le tireur s'approcha du tas de corps putréfiés pour récupérer ce qu'il pouvait encore sauver de ses munitions.

Dès que son carquois ce fut de nouveau rempli, il retourna au bord du toit et s'assit à même le sol pour observer la fine silhouette de la ville s'étendant à ses pieds. De là-haut, il pouvait presque voir jusqu'aux abords de la Detroit River quelques mètres plus bas. La ville toute entière s'embrasait de lueurs roses ou orangées, c'était presque beau, presque, si l'on parvenait à faire abstraction des bâtiments en ruines et des cadavres errants sur leurs deux pieds un peu partout, traînant avec eux l'odeur lourde et nauséabonde de la mort. Une nuit de plus s'apprêtait à tomber sur Détroit, une nuit de plus que le jeune homme passerait à dormir sur le sol, coincé dans un sac de couchage usé, à attendre simplement que le lendemain ne se décide à pointer le bout de son nez.

Depuis combien de temps faisait-il cela tous les jours ? Difficile à dire. Tout perdait de son sens, jusqu'au simple fait de vivre et pourtant, il continuait de se battre pour ça jour après jour. Que faire d'autre, de toutes façons ? Rejoindre le camp des cadavres ambulants le tentait encore moins que de passer le reste de son existence à avancer sans avoir où aller. Finalement, il se disait parfois qu'il était devenu un mort-vivant lui aussi. Parce que, c'était bien ce qu'étaient ces choses, non ? Des cadavres encore suffisamment en vie pour traîner des pieds jusqu'à ce qu'une âme un peu plus éveillée ne décide d'abréger leurs souffrances, obsédés seulement par le désir de faire grossir leurs rangs ou de se nourrir de la chair des récalcitrants... Mais quand on y réfléchissait vraiment, en quoi les survivants étaient-ils différents ? Un cerveau fonctionnel et des obsessions un peu plus variées, voilà tout. Le principal restait là, vivant ou mort, on avançait sans aucun but, jour après jour, en cherchant de quoi se nourrir, de quoi survivre jusqu'au lendemain et, à la fin, on ne devenait rien de plus qu'un tas de chair écœurant.

Mais ne voyez pas dans cette réflexion longuement affinée le moindre signe d'un désespoir sous-jacent. D'aussi loin qu'il puisse s'en souvenir, Will avait toujours été ce genre de personne : cynique, peut-être un peu hautain. Nihiliste, comme il aimait à se définir autrefois. Pas de tristesse ni de soif de changer le monde chez lui, seulement une vision éclairée de la réalité des choses, du moins était-ce ainsi qu'il le disait. Même sa vie actuelle, l'état du monde autour de lui, tout ça parvenait encore à le faire sourire et se dire, de sa voix volontairement traînante et agaçante : "C'est ça qu'on appelle le karma, connard."

Et pourquoi pas, après tout ? S'il prenait le temps de poser un regard objectif et glacial sur son existence et sur le monde qu'il avait connu, il n'imaginait pas comment les choses auraient pu finir autrement pour lui ou pour qui que ce soit. Depuis toujours, Will représentait le parfait exemple de tout ce qui n'allait pas dans la société. Originaire d'une famille aisée, fils unique d'un chirurgien et d'une institutrice, il ne gardait pas un seul souvenir d'avoir été un jour malheureux. Au contraire, enfant choyé, élève brillant et populaire, il avait été l'exemple typique d'un gosse heureux à qui on ne refuse rien, à qui tout réussi et promis à un avenir confortable. Quand tant de gens dans le monde luttaient pour manger à leur faim, lui allait à l'école affublé des derniers vêtements à la mode. Quand ses camarades de classe s'enfermaient pendant des heures pour réviser et espérer avoir la moyenne aux examens, il fournissait le minimum d'efforts et parvenait quand même à être le premier de sa classe et même à finir le lycée avec une année d'avance. Quand ses amis devaient faire le mur pour s’incruster aux fêtes, il était celui les organisant dans la grande maison de ses parents disparus on ne savait où pour le week-end. Quand les garçons de son âge désespéraient de trouver une petite-amie pour aller au bal de fin d'année, il se permettait d'ignorer toutes les filles qui auraient tout donné pour une invitation de sa part et préférait encore passer cette soirée seul chez lui ou à ne se pointer que pour faire une connerie qui ferait bien marrer tout le monde, mais rendrait les profs fous de rage. Il était le gamin qu'on déteste, mais dont on veut absolument obtenir l'attention, ce gosse arrogant et insupportable bien trop au-dessus des autres pour en avoir quelque chose à faire. Très tôt, il avait compris qu'il faisait partie des privilégiés de ce monde et qu'il n'aurait jamais vraiment à se battre pour obtenir ce qu'il voudrait, alors pourquoi s'en donner la peine ?

Il y eut bien quelques questionnements et quelques doutes qu'il traversa comme n'importe quel adolescent lorsqu'il comprit qu'il était plus intéressé par les garçons de sa classe que par les filles qui papillonnaient devant lui, mais il se débarrassa rapidement de cette petite lutte interne lorsqu'il entra à l'université et qu'il découvrit le monde tellement plus simple - et alcoolisé - des étudiants de la Ivy League. Après deux premières années placées sous le signe de la détente et des fêtes à outrance, il se décida quand même à se montrer un peu plus sérieux, gagnant probablement en maturité malgré lui et obtint un diplôme d'ingénieur dans le nucléaire qui lui promettait tout de même un avenir brillant.

Tout au long de sa vie, Will avait côtoyé les travers du monde, l'exubérance, l'indifférence, l'égocentrisme, la consommation de masse et la facilité. Alors, non, il ne fut pas vraiment surpris de voir tout ça voler soudainement en éclat lorsqu'une pandémie mortelle plongea le monde dans le chaos. Ca lui apparaissait vraiment comme un juste retour des choses, une preuve de plus que le monde autour de lui allait trop loin et que tout finirait forcément par avoir des conséquences. Ce serait un mensonge que de prétendre qu'il n'avait pas souffert lui-même de cette perturbation violente dans sa vie. Comme tout le monde, il s'était retrouvé dans un monde qu'il ne connaissait pas, un monde hostile pour lequel il n'était pas prêt et, pendant les premiers mois, il eut du mal à s'en sortir.  Son premier réflexe avait été de fuir aussi loin que possible de Détroit, où il travaillait depuis quelques mois à la centrale nucléaire aux abords de la ville. Mais tout à coup entouré de morts, de gens effrayés et sans moyen de s'installer vraiment, il avait passé les premiers mois à errer au nord de l'état, à faire de son mieux pour s'en sortir, pour s'adapter. Un long moment, il avait même déploré de ne pas avoir suivi avec plus d'attention les cours de tir à l'arc auxquels ses parents l'avaient inscrit un peu de force dans sa jeunesse, mais il put quand même compter sur ses facilités d'apprentissage pour tenir un jour de plus à chaque fois.

Et puis, sans trop savoir pourquoi, il était revenu à Détroit. Il n'arrivait même pas à dire depuis combien de temps exactement... Il se souvenait seulement d'être arrivé au moment où la neige commençait à tomber dans les rues déjà encombrées de la ville. Tout était déjà différent, tellement différent. Mort. Peut-être qu'il aurait pu essayer de rejoindre le Massachusetts dont il était originaire, pour retrouver ses parents, ses repères, mais à quoi bon ? Quand on voyait l'état du Michigan, il fallait être bien stupide pour croire que ce serait différent ailleurs. Alors il était resté là et il avait continué de faire avec ce que le monde pouvait encore lui offrir, comme il comptait le faire encore jusqu'à ce que son cœur ne cesse de battre. Comme il le faisait encore ce soir. Chaque matin, il se mettait en quête de nourriture. Ça pouvait lui prendre parfois la journée entière pour trouver de quoi tenir le coup, mais peu importe. Et le soir, enfin rassasié ou ce qui s'en rapprochait le plus, il cherchait un endroit où se cacher pour la nuit. L'hiver, il choisissait des maisons en bon état pour repousser au maximum le froid, l'été des toits aussi hauts que possible, d'où il pourrait voir tout le quartier sans qu'on ne le voit lui. S'il n'arrivait pas à dire s'il était là depuis deux ans ou dix, il n'en était pas moins devenu un survivant comme les autres.

Rainbow D.AshePrénom : Lily
Âge : 24 ans
Comment as-tu connu le forum ? : C'est une longue histoire :v
Autorises-tu le staff a tuer ton personnage en cas de départ ? : Faut demander à Elias ♥️
Code règlement :

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Shekh ma shieraki anni

© FRIMELDA

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